Le bocage

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Le Trégor finistérien se caractérise par un paysage de bocage. Ce bocage, souvent composé d’un talus surmonté d’une haie, s’est densifié jusqu’à la moitié du 20e siècle. Les densités bocagères pouvaient alors atteindre 250 à 300 mètres linéaires par hectares. Depuis, avec l’évolution agricole (modernisation, remembrement…), l’évolution des territoires (urbanisation, entretien des bords de route…) et l’évolution des pratiques (abandon de l’exploitation pour le bois de chauffage…), le bocage a subi une sévère dégradation.

Sur le territoire, les densités sont en moyenne de 130 mètres de linéaires bocager par hectare de surface agricole (avec des variations qui peuvent s’étendre de 70 à 200 ml/ha en fonction de la destination agricole des espaces). Malgré cette forte régression, le bocage reste une composante identitaire du territoire. Les agriculteurs mais aussi l’ensemble des acteurs du territoire sont attachés à ce paysage et reconnaissent l’effet positif des éléments bocagers sur la qualité de l’eau.
L’analyse paysagère réalisée sur le bassin versant du Douron fait apparaitre une nette diminution des linéaires bocagers et une mauvaise répartition de ces linéaires dans l’espace. Sans pour autant chercher à compenser tout ce qui a été détruit, il apparait aujourd’hui primordial, et plus particulièrement pour le volet environnemental, de retrouver un maillage bocager cohérent et efficace en proposant des actions de reconstitution du bocage, particulièrement à l’interface versant / zone humide mais plus généralement sur l’ensemble des parcelles à risques de transferts de polluants.

Le programme bocage consiste à restaurer des linéaires bocagers résiduels, créer de nouveaux linéaires et favoriser les méthodes d’entretien pérenne.