Continuité écologique

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La continuité écologique des cours d’eau

La notion de continuité écologique se traduit par deux aspects :

  • la capacité d’un cours d’eau à permettre la circulation des poissons entre les cours principaux et les ruisseaux affluents et zones de sources,
  • la capacité d’un cours d’eau à transporter les sédiments (sable, graviers et vase présents au fond des cours d’eau) des sources vers l’aval.

La continuité écologique relative aux espèces piscicoles consiste à permettre aux espèces de réaliser leur cycle biologique, qui se répartit entre les grands cours d’eau pour la phase de croissance et les petits ruisseaux pour les périodes de reproduction.
Si un barrage ou un seuil? empêche les poissons de rejoindre les zones de reproduction, leur cycle vital, donc la pérennité de l’espèce, peut être mis en péril.

Les usages actuels et passés sur les rivières occasionnent l’emprise de barrages ou d’ouvrages d’arts dans le lit d’écoulement des cours d’eau. Ces ouvrages (busages de routes et de chemins, seuils de dérivation d’eau,…) peuvent compromettre la continuité écologique en bloquant la circulation des sédiments, le déplacement des poissons au sein d’un bassin versant ? et les échanges entre les populations piscicoles.

Depuis 2009, le Syndicat mixte du Trégor œuvre pour rétablir la continuité écologique sur l’ensemble des cours d’eau de son territoire, dans le respect des usages actuels.

Les actions relatives à la continuité écologique portées par le Syndicat sont de deux types :

1) En cas d’usage de l’ouvrage (utilisation du seuil pour dériver de l’eau vers un moulin, une pisciculture,…), le Syndicat accompagne les propriétaires dans leurs démarches visant un aménagement qui va permettre de concilier cet usage et la continuité écologique des cours d’eau.

2) Lorsque l’ouvrage n’a plus d’usage, le Syndicat propose aux propriétaires l’arasement total de l’ouvrage, permettant un gain écologique maximum.

A noter

Ces actions sont menées en étroite collaboration avec les services de l’état (Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) et Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA)) qui apportent un appui réglementaire et assurent le rôle de police de l’eau en matière d’aménagement d’ouvrage.